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Tourisme

Jean-Luc Bergeon s’implique dans l’oenotourisme européen

( Derniére modification : 11 mars 2011 )

En qualité de président de Ravivin (réseau français des villes du vin) et membre du conseil d’administration de Recevin (association européenne des villes du vin), Jean-Luc Bergeon se rend ce week-end en Espagne, à Logroño plus précisément, au cœur de la célèbre appellation Rioja.

« Je trouve important de montrer aux Saint-Christolains que nos préoccupations sont partagées au niveau européen », dit-il, en termes de développement économique, de réchauffement climatique et de dimension sociale de la viticulture.

Outre ces sujets généraux, deux thèmes vont particulièrement être développés : la planification urbanistique appliquée aux villes du vin et le rôle des maires dans le développement de l’oenotourisme dans leurs villes ou leurs villages.

 

 

Le pôle, un projet oenotouristique durable

( Derniére modification : 16 février 2011 )

Plaquette

 

 

Article paru dans "Le Monde"

( Derniére modification : 24 mai 2010 )

Aujourd’hui, on ne boit plus du vin pour se nourrir, mais pour rêver. C’est pourquoi la tendance des vins de cépage qui domine le marché anglo-saxon et que certains grands groupes de spiritueux, voire enseignes de luxe, y compris de France, estiment très prometteuse est nécessairement vouée à l’échec à plus ou moins long terme.
Comment vibrer en consommant des vins technologiques, même bien faits, aux bouquets et saveurs si reconnaissables, qu’on en a vite fait le tour et qu’au lieu d’en tourner et retourner une petite lampée en bouche, on ne songe qu’à les avaler pour éprouver vite la pauvre sensation euphorique que procure toute boisson alcoolisée, avec en prime les dangers de l’addiction ?
Ce n’est d’ailleurs pas de Montrachet dont a besoin l’acteur François Cluzet dès le petit matin dans le poignant Un dernier pour la route, mais d’alcool déguisé en vin, ce que la poupée gonflable est aux délices de la chair.
Ces vins expriment ce qu’il y a de moins bon à espérer de la mondialisation : l’uniformité…….

Dans l’univers du vin, rien de plus facile que de s’occuper avec intelligence et délectation : il suffit de piocher dans la famille de ceux qui ont une origine, qui ont comme aime à le dire le bon maître de l’œnologie du plaisir, Jacques Puisais, "la gueule de l’endroit et la tripe du vigneron". En un mot, ce sont les vins géographiques, ceux qui jouent la vie, la franchise et la subtilité, même lorsqu’ils sont de petite naissance, un peu comme les "vraies gens"….

On ne dira jamais assez la puissance d’évocation d’un vin qui vient de quelque part et qui est porteur du génie du lieu qui l’a vu naître.
L’oenotourisme est aujourd’hui en plein essor dans tous les vignobles du monde.
Quelle belle façon de renouveler l’art de voyager. C’est l’une des plus belles manières de se réconcilier avec la géographie, puisque malheureusement le bombardement médiatique a tué l’étonnement que les professeurs de cette discipline parvenaient encore à susciter de leurs élèves en les invitant à plonger dans les dessins ou photos de leurs manuels et dans leurs atlas….

Expliquez-leur ce qu’est un terroir, faites parler un vigneron du cru qui expliquera pourquoi le sauvignon se plaît tant ici et comment il le traite pour qu’il donne le meilleur de lui-même. Puis, donnez à chacun un verre …..qui a vu le jour ici, faites-leur admirer le soleil levant au travers du vin qui passe du jaune pâle à l’or, faites-leur humer les effluves mêlées de silex, d’agrumes, d’aubépine et de ciboulette, puis invitez-les à caresser une gorgée du bon vin entre langue et palais en l’aérant pour en reconnaître à la fois la vivacité, le charnu, le fruit mûr et le miel, le mélange d’arêtes vives et de rondeurs…..
Tout aliment peut procurer la même émotion. On peut dépenser beaucoup d’argent en faisant ses courses et en choisissant les produits les plus stéréotypés de l’industrie agroalimentaire mondialisée, souvent peu diététiques de surcroît. Au contraire d’humbles racines et légumes verts, bas morceaux de bœuf, merlans, sardines et oeufs fermiers achetés au marché et géographiquement renseignés sont légers pour le porte-monnaie et peuvent conduire à d’intenses plaisirs, à condition d’avoir été choisis avec soin et un peu cuisinés. C’est cela la gastronomie, et c’est ce plaisir de bien manger pour mieux être que les Français et tous les habitants de la planète peuvent cultiver, maintenir ou retrouver.

Jean-Robert Pitte

 

 

Article presse de présentation du pôle oenotouristique

( Derniére modification : 20 octobre 2009 )

Entretien avec Ph. Madec, architecte

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Suite entretien avec Ph. Madec, architecte

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